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EPE - Erquy Plurien Environnement

Envoyé Spécial sur les ordures ménagères

Envoyé Spécial sur les ordures ménagères

 « Ordures ménagères : un service public à la poubelle ? »

Jeudi 19 janvier 2023 à 21 h 10, au sommaire d'Envoyé Spécial de France 2 et présenté par Élise Lucet, les téléspectateurs pourront voir un reportage de 26 minutes dont le titre est « Ordures ménagères, un service public à la poubelle » de Delphine Welter et François Gagnant pour l'agence Cover Presse. 

L’association « Libérez nos poubelles » sera interviewée .

Envoyé Spécial sur les ordures ménagères

Déchets en Dordogne : Le système de collecte du SMD3, "discriminatoire" selon la journaliste d'Envoyé Spécial

Périgueux

 

Envoyé spécial est venu filmer les bornes du SMD3 en Dordogne pour un reportage consacré à la redevance incitative et à la fin du porte à porte. Intitulé "Ordures ménagères : un service public à la poubelle ?" Sa réalisatrice, Delphine Welter s'est exprimée sur France Bleu Périgord.

Les conteneurs du SMD3 au cœur d'un reportage dans le magazine Envoyé Spécial sur France 2 ce jeudi 19 janvier. La journaliste indépendante, Delphine Welter a enquêté sur le nouveau système de collecte des déchets en vigueur, notamment, en Dordogne depuis le début de l'année.

Au départ, la journaliste s'occupe de sa grand-mère, hospitalisée à domicile en Dordogne. Elle voit la quantité de déchets, des soins infirmiers, des protections, des pansements et se demande si jeter des poubelles lui coutera plus cher.

"Il y a beaucoup de personnes qui restent sur le carreau, constate Delphine Welter. Cette solution est jugée discriminatoire. Je pense qu'il y a encore un équilibre à trouver, qu'on est très très loin du compte."

Elle regrette la fin de la récolte des déchets en porte à porte, effectuée jusqu'ici par un camion poubelle. "C'est la fin du service public ! Et c'est là que ça pose problème. Qu'est-ce qu'on fait de nos déchets quand on est seul, quand on a pas de voiture, quand on est handicapé, quand on est âgé ?" interroge la réalisatrice.

"C'est très contraignant pour les personnes âgées qui n'ont pas toujours quelqu'un pour leur amener leurs déchets" témoigne sur France Bleu Périgord, Bernard, un auditeur qui habite Salagnac.

"Pendant le confinement, on était bien contents qu'ils viennent nous ramasser nos poubelles, qu'ils travaillent alors qu'on était confinés à la maison. Ces gens là sont très important, ce n'est pas évident d'aller faire deux, parfois même cinq kilomètres pour aller déposer ses poubelles", témoigne la journaliste, qui a rencontré des personnes concernées dans son reportage.

Envoyé Spécial sur les ordures ménagères

Une pétition nationale sur le site du Sénat a été lancée   :

« POUR UN SERVICE PUBLIC DE RAMASSAGE DES DECHETS MENAGERS À L'ÉCOUTE DE SES USAGERS »  

 

Le texte :

Depuis les années 2010, de profonds changements ont eu lieu touchant au service public de ramassage des ordures ménagères (OM) dans tout le pays. Ils s’opèrent le plus souvent sous la forme d’un passage à ladite “redevance incitative” (RI) dans la mise en œuvre de la compétence déchets des intercommunalités très souvent transférée à des syndicats mixtes, mais aussi à la suppression d’une collecte hebdomadaire voire sa totale suppression au profit des Points d’Apport Volontaire, sans aucune consultation préalable des principaux concernés à savoir les usagers.

Bien qu’aucune situation locale ne soit exactement identique à une autre, certains aspects communs se dégagent nettement :

• Des dysfonctionnements de plus en plus fréquents, dans la ponctualité du ramassage avec ses conséquences paysagères, la multiplication des “dépôts sauvages” et des “incivilités”, l’accroissement des risques sanitaires et des nuisibles, ou des défauts de fonctionnement des équipements publics de collecte, préjudiciables aux personnes âgées ou handicapées.

• Des hausses répétées, à deux ou même trois chiffres en pourcentage, en cours ou annoncées, dans la facturation du service à ses usagers, avec menace d’une indexation bien au-dessus du niveau d’une inflation déjà très élevée. Alors même que ce service se restreint et se dégrade, les factures explosent, ce qui paraît n'être qu’un début.

• Un déficit démocratique flagrant et persistant. Si les décideurs locaux collaborent volontiers avec leurs services, les bureaux d’études, les entreprises délégataires, l’ADEME et les éco-organismes, pour les modifications apportées, ils ne tiennent jamais compte de l’avis des usagers, ni même le sollicitent.

En conséquence, nous usagers organisés ou non dans des collectifs et associations :

• Nous voulons que soit instaurée légalement une obligation de consultation des usagers-abonnés quand un changement majeur dans les modalités du ramassage des ordures ménagères et sa facturation est envisagé. Nous entendons par “changement majeur” notamment le basculement de la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères) à la RI ; la modification du barème des tarifs ; le choix entre le PAP (porte-à-porte) et les PAV (points d’apport volontaire) ou la “sectorisation” d’un territoire entre l’un ou l’autre.

• Nous voulons que le fonctionnement de ce service fasse régulièrement l’objet d’un audit des usagers sur son fonctionnement et sa facturation, a minima en fin de toute mandature des élus locaux.

• Nous voulons qu’à défaut de toute consultation ou d’un audit, aucun changement majeur dans le service public concerné ne soit adopté mais fasse alors, en cas de manquement à cette obligation, l’objet d’un moratoire suspensif, jusqu’à ce que cette concertation ait effectivement eu lieu et ait permis d’aboutir à une solution partagée.

• Nous voulons un réexamen rapide du bien-fondé de la redevance incitative, des

résultats attendus et de ceux réellement obtenus.

 

Pour signer en ligne la pétition nationale sur la plate-forme @Sénat : https://petitions.senat.fr/initiatives/i-1245

 

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